Archive pour septembre 2011
Poker : la reprise de Full Tilt, sur le tapis
Le feuilleton Full Tilt Poker est encore loin de sa fin et de son dénouement. Outre les imbroglios juridiques auxquels il est confronté, il y a également la question de savoir qui seraient les éventuels repreneurs de ses activités ? Des investisseurs français seraient intéressés.
Aucun investisseur confirmé
Bien que les investisseurs potentiels ne se bousculent pas encore aux portes de Full Tilt Poker, quelques noms circulent quand même dans les coulisses des négociations. C’est ainsi qu’on mentionne le nom de Laurent Tapie, fils du père bien connu Bernard Tapie. Il serait prêt à débourser 10% de la somme nécessaire à l’acquisition de FTP. Ce montant aurait servi également au site à reprendre ses activités de poker en ligne et à honorer toutes ses dettes envers les joueurs. Mais d’autres entités seraient également intéressées par la reprise de FPT comme le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, selon un blogueur sur le net. Néanmoins, aucun fait déterminant n’est encore venu conforter toutes ses hypothèses.
Un cadeau empoisonné
C’est qui est toutefois à peu près sûr c’est qu’il existe effectivement des négociations. Ce qui expliquerait les divers ajournements du traitement du cas FTP par l’Alderney Gambling Control et par l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne).
Toutefois, les motifs qui animeraient d’éventuels repreneurs de Fult Tilt Poker étonnent plus d’un analyste. En effet, la plateforme technologique de Full Tilt Poker présente, certes, une très grande qualité, mais il traîne derrière lui tout un cortège de litiges en justice. De plus, ses activités ont été essentiellement focalisées sur le marché américain en sachant pertinemment que le poker en ligne est interdit aux États-Unis. À la différence de l’autre site fermé après le black Friday, PokerStars, qui a effectué un déploiement plus ouvert de ses activités ce qui l’a rendu moins vulnérable.
Aucun acte réprimandable
Tout récemment le gouvernement américain a accusé les dirigeants de FTP de s’être servis de 440 millions de dollars dans les comptes de ses joueurs de poker en ligne. Et comme ces dirigeants en question comprennent des grands noms du poker, c’est la communauté même des joueurs de poker qui s’est senti touchée. Ainsi, Tom Dawn, surnommé « Durrrr » qui n’est rien qu’un joueur de l’équipe pro de FTP s’est proposé d’offrir un million de dollars puisé dans son compte personnel pour rembourser les joueurs du site. Les autres joueurs directement concernés par les accusations ont observé pour le moment un silence prudent, comme Ray Bitar, Chris Ferguson ou encore Rafael Furst. Ce dernier s’est seulement contenté d’avertir sur son blog « Ne croyez pas tout ce que vous lisez ! ». Leurs avocats les défendent en expliquant que leurs clients n’avaient nullement de mauvaises intentions, mais ils étaient victimes « d’une mauvaise gestion et de négligence ». Rien que ça !
Un casino en ligne pourrait-il voir le jour à Washington DC ?
La libéralisation des jeux en ligne aux États-Unis est une affaire qui ne cesse de faire parler d’elle. Après plusieurs mois de débats, la législation sur la question n’est pas encore très claire. Si actuellement, aucune loi au niveau nationale n’a encore été votée, plusieurs propositions sont faites au niveau fédéral. Aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir si un casino en ligne va bientôt voir le jour à Washington DC, dans le district de Columbia.
Situation aux États-Unis
La question des jeux d’argent en ligne au pays de l’Oncle Sam est plutôt épineuse. Pour l’heure, il n’existe pas « encore » de loi régulant le marché au niveau national. Par contre, des projets de lois destinées à régulariser le marché des jeux de casinos en ligne et autres au niveau fédéral sont périodiquement envoyés auprès du Sénat avant d’être rejetés. Plusieurs États ont ainsi ratifié des amendements dans le but de légaliser les jeux d’argent en ligne en leur sein. C’est notamment le cas de l’Iowa, du New Jersey et de la Californie.
Washington DC se lance
C’est alors au tour de Washington DC de se lancer en adoptant une loi autorisant le jeu en ligne, mais uniquement entre des joueurs vivant au sein de son district (celui de Columbia). La ville aurait demandé à l’entité s’occupant de la gestion de la loterie au sein de son État d’assurer la gestion d’un casino en ligne. Ce dernier proposerait entre autres du black jack, des machines à sous et d’autres jeux de casino.
Doutes…
Après cette décision de Washington DC, des questions demeurent. D’abord, il y a la question de l’accès des joueurs qui sont âgés de moins de vingt-et-un ans : quelles sont les mesures mises en place pour s’assurer que cette catégorie de personnes ne peut aller sur les sites de jeux en ligne ? Si des dispositions sont prises, celles-ci sont-elles efficaces ? Parallèlement, il y aussi le souci concernant les joueurs qui résident dans d’autres États : comment être certains qu’ils ne peuvent pas accéder au site de jeux de casinos en ligne ?
En plus de ces questions, il y a la polémique autour de l’une des personnes ayant voté favorablement à l’adoption du projet de loi. Il s’agit de Michael A. Brown qui a perdu tout son crédit dans la mesure où il travaillait au sein d’un cabinet d’avocats ayant pour clients plusieurs sociétés œuvrant sur le marché des jeux en ligne. Par ailleurs, Adrian Fenty qui n’est autre que le maire de la ville de Washington n’aurait pas été consulté… La situation concernant des casinos et autres jeux d’argent en ligne dans le district semble donc compromise.
L’avenir
Face aux controverses et aux polémiques, différents débats et conférences sont organisés au sein du district de Columbia. Les responsables vont prendre des dispositions et vont tout mettre en œuvre pour que la sécurité des joueurs soit assurée. La lutte contre le blanchiment et le détournement d’argent sera également renforcée. Tout ceci devrait être mis en place avant la fin de l’année 2011. D’ici là, un tout premier casino en ligne à caractère légal pourrait proposer ses services aux joueurs de Washington DC.
Poker en ligne : la Californie envisage la régulation du poker en ligne
La légalisation des jeux en ligne aux États-Unis se fait attendre. On peut dire que l’affaire est plutôt compliquée… Néanmoins, quelques États ont fait connaître leur volonté d’avancer. C’est notamment le cas de la Californie qui envisage de réguler un jeu de casino : le poker en ligne.
Légalisation du poker en ligne aux États-Unis
Petit à petit, quelques États américains font connaître leur volonté de légaliser les jeux en ligne. C’est ainsi le cas de la Californie. Darrell Steinberg, le Président du Sénat de cet État a fait savoir qu’une régularisation devrait très bientôt être mise en œuvre et que celle-ci pourrait bien être effective avant 2012. Concrètement, celui-ci a exhorté, à travers une lettre ouverte, tous les opérateurs œuvrant dans le domaine du jeu en Californie à approuver la loi portant sur les jeux en ligne qui devrait être adoptée en 2012.
Une activité fructueuse
Darrell Steinberg n’a pas manqué de souligner que le secteur des jeux en ligne et notamment ceux des casinos, constitue une véritable manne financière. Sa légalisation permettrait de générer des milliards de dollars. Il a mis en avant les nombreux pays de par le monde qui ont procédé à la légalisation de ce type d’activité : ceci prouve que les jeux en ligne est un secteur pérenne.
Pour sa part, le Sénateur Harry Reid, qui soutient une légalisation au niveau national des jeux en ligne, a avancé qu’une régulation allait très bientôt être entérinée. Parmi les motivations de ceux qui soutiennent la régularisation se trouve sans nul doute le besoin de dénicher des nouveaux revenus au gouvernement des États-Unis. Face à la crise qui sévit, des nouvelles ressources seront les bienvenues.
Dans tous les cas, l’effectif des partisans de la mise en place d’une loi sur les jeux en ligne et les jeux de casino ne cesse d’augmenter. On devrait très bientôt voir l’univers des jeux en ligne évoluer en Californie et dans d’autres États.
Incertitudes
Malgré tout, quelques incertitudes continuent de planer pour ce qui est de la mise en place de la future loi sur les jeux en ligne. Quelques questions se posent : qu’en sera-t-il du monopole qu’exercent actuellement les tribus indiennes pour ce qui est des casinos en dur ? Quelles seront les catégories de jeux de casino qui feront l’objet d’une légalisation ? Toutes ces interrogations seront au cœur des débats au cours du Senate Governmental Organization Committee qui aura lieu au mois de janvier 2012. Après les grandes déceptions de 2011, l’année 2012 s’annoncera-t-elle avec de meilleurs hospices pour les casinos en ligne ?

